RETOUR A LA TRISTESSE

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RETOUR À LA TRISTESSE


J'entre.
Permutation, après, des situations vitales.
Chaque fois qu'un homme se tait, un autre écoute
et les deux naissances deviennent impossibles.

Les mêmes corps tombent chaque matin
mordant la pulpe cruelle de l'espérance,
vous êtes des tours mortelles, des arbres de l'âme
où les oiseaux annoncent leur suicide.

Le vent qui verdoie les temps
n'est jamais arrivé à toucher nos racines,
les rêves d'une éclipse restent en arrière,
du jardin dévoré par la nuit,
la fleur violée,
nos yeux perforés
comme le centre du néant.
Moins de lumière,
moins de chair de pain à chaque instant
pour nourrir les dieux impossibles.
Ces solitudes ne gisent pas ensemble,
elles ne connaissent aucun espace inhabité
où amener aux funérailles notre cri.

Après, quiétude,
folie lancée
à la bouche brutale de la tristesse.

Chaque fois qu'un homme parle, un autre hurle.


ANDRÉS GONZÁLEZ ANDINO


École de Poésie Grupo Cero

 

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